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Les responsables

Qui est responsable du si mauvais équilibre environnemental de l'agriculture suisse? Pas les agriculteurs, car ils sont intégrés dans un système avec lequel ils doivent composer pour survivre économiquement. Le problème réside dans la politique agricole actuelle. Elle crée de fausses incitations et maximise les profits de l'agrobusiness au détriment de la nature et des paysan-ne-s. Et le puissant lobby agricole fait tout ce qu'il faut pour empêcher l'évolution de la politique agricole vers une agriculture durable.

Le lobby agricole

Le lobby agricole est l'un des groupes d'intérêt les plus puissants de Suisse. Alors même que dans ses campagnes publicitaires à grande échelle il prétend représenter les intérêts de sympathiques familles d'agriculteurs de montagne et de notre nature, il travaille en réalité pour les intérêts de l'agrobusiness.

Le porte-parole du lobby agricole est l'Union suisse des paysans (USP). Elle est dirigée par son président, Markus Ritter, qui en coulisses tire les ficelles. Le pouvoir politique de cette organisation est d’ailleurs impressionnant puisque cinq de ses représentants siègent au Parlement. Environ un cinquième des élus sous la Coupole est en lien avec l’agriculture alors que l’USP compte 25 sections cantonales, ainsi que 60 organisations faîtières et professionnelles. Parmi eux figurent également plusieurs organisations liées à l'agrobusiness.

L’agrobusiness

Alors que de nombreuses familles paysannes et leurs employés - souvent mal rémunérés - luttent pour tirer de modestes revenus des champs, une grande partie des milliards issus de nos impôts vont dans les poches de l'agrobusiness: producteurs et négociants de pesticides, de fourrage pour bétail de même que d'engrais et de semences, fabricants et importateurs de machines, grossistes de matières premières agricoles pour l'industrie alimentaire et commerce de détail. Ils bénéficient tous de la politique agricole actuelle, qui n'est pas orientée vers les besoins des familles paysannes ou de la nature, mais vers les profits de l'agrobusiness.

L'acteur le plus important dans ce domaine est la pieuvre Fenaco, une coopérative surdimensionnée qui a progressivement absorbé les acteurs en amont et en aval de l'agriculture. Fenaco contrôle tout! Des aliments concentrés de l'UFA aux engrais proposés par Landi et jusqu'au diesel d'Agrola sans oublier l'achat des produits agricoles. Fenaco est membre de l'Union suisse des paysans et siège même au sein de son conseil d'administration. Et, avec les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Guy Parmelin, nul doute que cela garantit les intérêts de Fenaco dans les plus hautes sphères du pays.

En outre, les producteurs mondiaux de pesticides tels que Syngenta (propriété de ChemChina) sont également impliqués dans notre politique agricole. Syngenta fait pression sur les politicien-ne-s et les administrations avec ses contraintes, ses objections et ses menaces juridiques. L'objectif est clairement d'empêcher les restrictions dans l'utilisation des pesticides pour maximiser leurs propres profits. Ces produits sont vendus sous le couvert du maintien de la sécurité d'approvisionnement. C'est une parodie dans le contexte d'une agriculture qui surexploite les ressources naturelles ainsi que les capacités de production. Sans main-d'œuvre étrangère, sans importations de semences, d'engrais, de fourrages, de diesel et autres éléments, ce modèle s'arrêterait dans les plus brefs délais.

Stop à l'agrobusiness

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