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Dans quelle mesure la présidence de l’Union suisse des paysans est-elle écologique?

Face au public, l’Union suisse des paysans se dit ouverte à plus d'écologie dans l'agriculture. Mais les faits le démontrent, lorsque les questions sont traitées au Parlement, les décisions de la présidence de l’USP ne vont pas du tout en ce sens. Nous avons retracé leurs votes depuis 2012 et le constat est sans appel: les dirigeants de l'Union suisse des paysans se sont majoritairement prononcés contre la nature.

L'Union suisse des paysans (USP) aime se montrer verte, publie de vagues promesses et des "engagements pour une agriculture encore meilleure". Mais dans quelle mesure faut-il les prendre au sérieux? Malheureusement, nous ne pouvons pas leur faire confiance, comme le mettent en lumière nos recherches. Nous avons voulu répondre à cette question de manière objective et avons analysé tous les votes du conseil national de 2012 à aujourd'hui touchant à l'agriculture. Résultat: lorsqu'il s'agit de nouvelles lois, et pas seulement de déclarations d'intentions non contraignantes, le président de la faîtière de l’agriculture, Markus Ritter (à cette fonction depuis 2012), et le directeur de la faîtière de l’agriculture, Jacques Bourgeois (en fonction jusqu'en mars 2020), votent généralement contre une agriculture plus durable et plus écologique.

En 34 votes, tous deux n'ont voté que 6 (pour M. Bourgeois) et 7 (pour M. Ritter) fois en faveur de l'environnement. De plus, il ne s'agissait la plupart du temps pas de votes importants: en deux circonstances, il s'agissait de déclarations d'intention sur les déchets alimentaires (qui touchent également d'autres industries), à une occasion d'un appel non contraignant à un ensemble de mesures (c'est-à-dire pas de lois d’application concrètes), et pour les trois autres fois, de la commande d’un rapport (la plupart du temps sans conséquences). Presque toutes les mesures concrètes ont été rejetées: une réglementation plus stricte sur les pesticides, le renforcement des objectifs environnementaux, la suppression des contributions animales et la réduction des importations de fourrages pour le bétail. Même les rapports sur l'état de l'agriculture ont été rejetés et l'affaiblissement des masses d'eau a par contre été soutenu.

L'Union suisse des paysans poursuit actuellement l'objectif qui est le sien depuis des années: essayer coûte que coûte de maintenir un statu quo extrêmement dommageable et empêcher la mise en oeuvre d'une agriculture plus écologique. Il est maintenant clair que l'USP n'accepte aucune remise en question du modèle agricole puisque M. Ritter a été jusqu'à conclure un accord avec les forces économiques libérales réunies autour de Ruedi Noser, conseiller aux États PLR. En août dernier, dans le but de repousser le plus longtemps possible la réforme de la politique agricole (PA22+), l'USP s'est engagée en contrepartie à protéger les intérêts des multinationales en votant contre l’initiative pour des multinationales responsables. L'accord de soutien mutuel a été conclu entre ces deux parlementaires et les lobbys qu'ils représenten, comme nous le révélions dans cet article.

Comment les votes du conseil national ont-ils été sélectionnés?

Afin d’identifier les votes les plus pertinents, nous avons pris en compte les décisions sur l'écologie en agriculture, mais pas les votes qui concernaient davantage les questions d'aménagement du territoire et de financement. Nous avons été équitables dans notre sélection et n'avons donc par exemple pas pris en compte des votes comme ceux sur les initiatives contre les pesticides. En effet, ce n'est pas sur ce type de sujets que le soutien de l’Union suisse des paysans est attendu. Cependant, là où les exigences sont moins importantes, nous attendons de l'Union suisse des paysans qu'elle apporte sa contribution afin que des améliorations écologiques dont le besoin est urgent soit mises en oeuvre! Car l'agriculture intensive telle qu'elle est pratiquée actuellement endommage nos sols, notre eau et la biodiversité tout en constituant une surexploitation de la nature aux dépens des générations futures.

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